Avant d'adopter

Félicitations ! Vous allez vivre l’aventure de l’adoption d'un coco tout en plumes...
Vous avez décidé de devenir parent d’un perroquet !
Félicitations ! Vous allez vivre l’aventure de l’adoption d'un coco tout en plumes.
C’est une aventure à long terme, en considérant l’espérance de vie entre 10 et 60 ans. C’est petit plumeau vous feront vivre des hauts et des bas, des joies et des peines, des inquiétudes et des moments magiques. C’est une expérience de vie magique et incroyable...faut le vivre pour le croire.
Le plus important dans cette relation est de toujours mettre ses sentiments de côté afin de bien analyser les différentes situations que vous allez vivre. Il vous faudra tout repenser, modifier votre vie afin d’accommoder ce petit coco qui, soyez assuré, vous le rendra bien. Tout au long de l’aventure assurez vous d’avoir les ressources de gens compétents qui sauront vous guider : vétérinaire, technicienne, intervenante en comportement, boutique spécialisé en alimentation et en jouets, des amis sincères qui ont des oiseaux et qui réussissent depuis plusieurs années à cohabiter avec eux en toute sérénité.
Restez l'esprit ouvert et analysez chaque situation, information avec logique afin de prendre la meilleure décision possible pour ce coco.
Profitez de chaque moment avec ce plumeau qui saura vous faire vivre plein d'émotions mais aussi beaucoup d’amour.
Maintenant commence la recherche parmi les refuge, les animaleries, les éleveurs, les sites de vente d'animaux, etc. Vous avez plusieurs possibilités qui ont des pour et des contre mais en bout de ligne la décision vous revient entièrement car vous devrez assumer votre choix peu importe. Ce guide se veut un outil qui saura vous accompagner tout au long de vos relations. Choisissez une intervenante en comportement car étant un secteur ou les problèmes se règlent cas par cas nous ne pouvions pas couvrir tous les aspects de ce secteur.
Bienvenue dans le monde des perroquets !

Faire une période de quarantaine lors de l'arrivée d'un nouvel oiseau...
Frédérick Lelièvre, biologiste et Marie Choquette
La quarantaine
Faire une période de quarantaine lors de l'arrivée d'un nouvel oiseau est non seulement un moyen de protéger les oiseaux que vous possédez déjà contre certaines maladies, mais cette période est aussi un temps propice à l'observation du nouvel arrivant.
Lors d'une quarantaine on observera :
- Les variations de poids;
- Le comportement général;
- L’état du plumage;
- La présence d'écoulement nasal, oculaire et/ou provenant des oreilles;
- La présence de rougeurs au pourtour des narines, yeux, oreilles;
- La couleur, la texture et l’odeur des fientes;
- La présence d'éternuements;
- La posture;
- L’anorexie;
- La boulimie;
- L’équilibre au vol et au sol;
- Tombe-t-il fréquemment de ses perchoirs sans raison apparente.
Tous ces renseignements sont des indices précieux qui pourront orienter votre vétérinaire dans l'évaluation de l'état de votre oiseau.
Comment faire une quarantaine?
Une quarantaine devrait durer au minimum 40 jours, idéalement 60 jours. La pièce de quarantaine doit être aussi isolée qu'il est possible de le faire. Évitez les contacts directs entre les nouveaux et anciens oiseaux; évitez de mélanger les bols et jouets des nouveaux et anciens oiseaux; faites le ménage des cages et les soins quotidiens des nouveaux oiseaux après avoir complété ceux des anciens oiseaux. Il y a certaines maladies qui se propagent par les poussières de l'air, donc évitez les contacts directs ou indirects par les objets (vous, étant inclus dans les objets).
Si le résultat des tests de mon oiseau sont négatifs, dois-je tout de même compléter la quarantaine?
La réponse est oui ! En faisant tester vos nouveaux oiseaux pour les maladies, ce qui sous-entend habituellement la chlamydiophilose, le pacheco, le PBFD, il est certain que vous abaissez le niveau de risque auquel vous exposez vos anciens oiseaux mais, pour ces trois maladies uniquement. Il existe d'autres maladies, comme le PDD, pour lesquelles il n'y a pas de test de dépistage efficace à 100% et pour lesquelles la quarantaine est la seule mesure de protection disponible. Or, même si le stress et le changement d'habitat peuvent déclencher l'apparition graduelle de ces maladies, les symptômes visibles nécessitent parfois un temps plus long pour être bien détectés (surtout par des yeux moins bien exercés).
La quarantaine n'est-elle pas une source de stress pour l'oiseau?
Effectivement, la quarantaine peut être un moment plutôt stressant dans la vie d'un oiseau. Par contre, il faut savoir que le stress chez nos perroquets a pour effet de provoquer une baisse de l'efficacité du système immunitaire. Ceci dit, ce même stress pourrait avoir pour effet d'activer une maladie asymptomatique chez un oiseau qui jusque là était porteur asymptomatique. Dans cette optique, ne cherchez pas trop à minimiser le stress lors d'une quarantaine. Les oiseaux en bonne santé n'en ressentiront pas les effets et, dans le cas contraire, vous pourrez identifier les oiseaux plus faibles ainsi que les vecteurs potentiels.
La quarantaine est vraiment une étape très importante pour éviter la propagation de maladies, virus, bactéries et parasites lors de l'arrivée d'un nouvel oiseau. Alors pour l'amour de nos oiseaux, ne soyez pas négligent.

Le nourrissage à la main est une pratique très spécifique, qui nécessite un apprentissage approfondi...
Pier-Luc Bérard, Oisellerie PLB
Adopter non sevré... JAMAIS
La méthode de nourrissage à la main ne s'apprend pas sur Internet !
Le nourrissage à la main est une pratique très spécifique, qui nécessite un apprentissage approfondi. Ce n’est pas une technique qui s’apprend avec une simple démonstration de 5 minutes, elle demande une parfaite maîtrise qui s’acquiert avec des années d’expérience.
Les gens qui pratiquent le nourrissage à la main se doivent d’avoir une installation adéquate pour le processus de sevrage :
Les gens qui pratiquent le nourrissage à la main se doivent d’avoir une installation adéquate pour le processus de sevrage :
Incubateur
Un incubateur adapté pour un oisillon tout juste éclos: en bas-âge, celui-ci est indispensable pour contrôler la chaleur et l’humidité ambiantes. Ce contrôle permettra a un oisillon d’avoir une digestion et une croissance adéquates;
Balance
Une balance précise (en grammes) pour prendre quotidiennement le poids de l'oisillon; en effet, il faut contrôler la courbe de croissance d’un oisillon qui a quitté ses parents. Le poids est le premier facteur qui indique si l’oisillon progresse comme il se doit. Seul l’éleveur peut juger si la courbe de croissance est normale, car son travail quotidien avec les perroquets lui donne la connaissance nécessaire;
Environnement sécuritaire
Un environnement sécuritaire pour les premiers apprentissages d’un oisillon qui n’est pas très habile dans ses essais à voler, à se percher, à jouer, à explorer et plus encore.
La face cachée et les risques sur la santé de l’oisillon
Changement d’environnement
Le changement d’environnement est un choc pour l’oiseau qui perd ses repères tant dans l’environnement que dans les personnes qui assurent sa sécurité. Il a déjà dû quitter, avant le temps, le confort de son nid et le savoir-faire des ses parents; si en plus on l’expose à un autre déménagement, et qu’on le met entre les mains d’une personne bien intentionnée mais non expérimentée, ses progrès risquent d’être fatals pour lui.
Manipulation maladroites
Les manipulation maladroites sont souvent la source de graves conséquences : mettre la pâtée du mauvais côté du bec et l’envoyer dans les poumons au lieu de l’oesophage; le maniement inadéquat de l’oisillon comme trop le serrer, une contention qui comprime sa cage thoracique sont autant de risques de blessures mortelles;
Pâtée d’élevage mal diluée
La pâtée d’élevage mal diluée, trop ou pas assez chaude perturbe la digestion et freine grandement la croissance de l’oisillon. Encore une fois, le nourrissage à la main ne s’improvise pas.
Sur-nourrissage
Le sur-nourrissage est un autre danger entraînant la dilatation du jabot qui cesse de se vider et dans lequel la pâtée finit par aigrir. Il suffit d’appuyer trop fort sur la seringue et trop remplir le jabot pour provoquer des spasmes et des régurgitations violentes.
Brûlures du jabot
Les brûlures du jabot comptent aussi parmi les accidents occasionnés par un nourrissage inadapté. Brûler le jabot d’un oisillon peut être mortel, car ses parois sont minces et risquent de se fendre, laissant sortir la nourriture qui s’y trouve. Si la plaie intérieure laisse un trou, il sera impossible de nourrir le bébé. L’oisillon ne pouvant plus s’alimenter mourra de faim sans chirurgie par un vétérinaire aviaire.
Stase (blocage) du jabot
La stase (blocage) du jabot, est souvent causée par le stress dû aux mauvaises pratiques du nourrissage à la main, à une quantité inappropriée de pâtée, à des horaires irréguliers. La nourriture bloquée dans le jabot fermentera et créera des bactéries néfastes, pouvant entraîner la mort.
Bactéries
Les bactéries se développent quand les ustensiles sont mal nettoyés et désinfectés; la cage ou boîte dans laquelle on garde le bébé doivent être propres et adaptées à son jeune âge; l’eau dont on se sert pour diluer la pâtée doit être propre et bouillie...
Perte de poids
La perte de poids est le premier signe que l’oisillon ne va pas bien. Il faut pouvoir évaluer ce qu’il faut faire en évitant la malnutrition, la déshydratation qui sont souvent fatales; une pâtée trop liquide ou trop épaisse… comment savoir ?
Trop liquide
Trop liquide, l’oisillon ne reçoit pas les nutriments nécessaires. Trop épaisse, c’est le risque de la déshydratation, une tueuse silencieuse, inodore et incolore.
Perte de poids pendant le sevrage
Lorsque les bébés perdent du poids pendant leur sevrage, on réduit le nombre de nourrissages; encore faut-il savoir de combien sans l’affamer parce qu’il n’est pas prêt à ces changements.
Les liens familiaux
Les perroquets sont grégaires, ils vivent en société aviaire très développée, ils apprennent les uns des autres. Tout comme les humains, l'oisillon bénéficie d’un cercle social avec des parents, des frères et sœurs, des amis, des connaissances et, à un moment donné, un compagnon de vie avec lequel il partira
Relation maman/papa humains
Relation maman/papa humains; si vous nourrissez vous-même votre oisillon à la ma main, celui-ci vous devenez son parent, mais comme chez les humains, l'oiseau quitte un jour le nid. Au début, tout sera rose, car il aura une confiance aveugle à votre égard. Quand bébé deviendra grand, comme chez les humains, il vous tournera le dos: nous de faisons pas notre vie chez nos parents, nous les quittons même s’ils nous ont nourris et soignés… A sa maturité, votre oiseau voudra faire sa vie, se trouver un partenaire de vie (amoureux), des amis etc. Il s'éloignera naturellement de vous et il n’y a rien à faire pour contrer son instinct.
Relation entre frère et sœur de son espèce
La relation de l’oisillon avec ses frère et sœur est la relation la plus importante quand il est nourri à la main : ses frères et sœurs sont le seul lien direct avec son espèce durant son jeune âge.
Relation avec les autres espèces de perroquets
La socialisation entre espèces de perroquets est nécessaire puisque, en captivité, il vivra souvent avec un perroquet d’une autre espèce. Comme il est grégaire, cette cohabitation est importante et doit être aussi harmonieuse et agréable que possible. Il en va de même pour la désensibilisation à la présence d'un autre animal, comme un chien ou un chat.
La socialisation est une étape très importante dans la vie d'un oisillon: il faut trouver un juste milieu entre les interactions avec la famille humaine et les autres perroquets. Trop humanisé, le perroquet risque d’oublier qu’il est un oiseau et même ne plus reconnaître un compagnon ailé. On veut un perroquet apprivoisé, pas un oisillon qui se prend pour un humain. Un bon éleveur a les moyens et sait établir cet équilibre pour bien éduquer l'oiseau pendant son sevrage.
Les faux arguments de vente d‘un oisillon non sevré
Il vous coûtera moins cher
Il vous coûtera moins cher : c’est faux, car élever un oisillon non sevré apporte beaucoup de dépenses supplémentaires : le temps consacré, les équipements, les visites chez le vétérinaire et les soins en cas de maladresse.
Le délai d'attente sera réduit
Le délai d'attente sera réduit : bien sûr, puisque vous partez avec votre oisillon tout de suite. Vous venez de vous faire plaisir sans prendre en considération les dangers que vous faites courir à votre oisillon : un sevrage raté aura des incidences sur sa vie à long terme. Un oiseau anxieux aura moins de confiance en lui.
Les premiers apprentissages de base
Un éleveur responsable prend en charge la supervision des apprentissages de l’oisillon au cours de toutes les phases de son développement. Il le familiarisera avec les bruits de la maison (aspirateur, portes qui claquent, aboiements), aux objets inconnus :
Entraînement à la serviette
Cette désensibilisation est importante pour tous les soins corporels nécessaires à l’hygiène de l’oisillon, comme la taille de griffes, les blessures, la contention indispensable pour une visite médicale, etc.
Examen de routine
L'éleveur examine souvent son oisillon, regarde son bec, ses plumes, sa peau, ses pattes. Toutes ces manipulations prépareront l'oisillon à ses futurs examens vétérinaires annuels qui seront moins stressants pour lui tout en rendant le travail du vétérinaire plus efficace.
Entraînement au toilettage
L'éleveur s'assura que l’oisillon a une bonne hygiène, que ses comportements innées sont bien développés, qu'il se toilette bien lui-même ainsi que les plumes de ses frères et sœurs.
Entraînement au perchoir
Habituer un oisillon, quand il est en âge de le faire, à monter sur un perchoir quand il est perché hors de votre portée.
Entraînement au transporteur
Mettre l’oiseau en présence d’un transporteur pour de futurs voyages dans sa nouvelle famille, chez le vétérinaire, pour participer à un voyage en auto, etc. Cette boîte est impressionnante pour un oisillon, mais si l’éleveur la lui présente au bon moment, il va la voir comme un objet banal et y entrera volontiers
Entraînement physique/vol
L'oisillon doit se développer dans un environnement sécuritaire, apprendre à voler, jouer, grimper. Il doit développer ses capacités avec ses congénères pour apprendre.
Les premiers apprentissages de base
En effet, les oisillons sont plus susceptibles de tomber malades s’ils entrent en contact avec des bactéries pour lesquelles ils n'ont pas encore développé une bonne défense du système immunitaires. Les changer d'environnement trop tôt, c’est les exposer à des dangers supplémentaires que son système immunitaire n’est pas prêt à combattre. La stabilité durant la croissance est un facteur essentiel.
La bonne attitude :
Refuser tout contact
Refuser tout contact avec un éleveur promouvant cette « pratique », quelle qu’en soit la justification. On est éleveur jusqu’au bout ou on ne l’est pas !
Ne jamais
Ne jamais réclamer la vente d’un oiseau non sevré !
Les risques sont trop importants
Ne jamais se lancer dans ce processus : même avec beaucoup de bonne volonté, les risques sont trop importants.
Pensez à lui, pas à vous.
Se raisonner, laisser son empressement, son envie de côté et patienter calmement, attendre que son oiseau fasse ses premiers pas de lui-même, en toute sécurité, CHEZ l’éleveur. Pensez à lui, pas à vous.
Se rendre, dans la mesure du raisonnable, chez l’éleveur voir son oisillon évoluer; ça permet de prendre confiance en soi et en son futur compagnon qu’on s’apprête à adopter. De plus, vous sortirez de chaque visite informé, outillé et encadré.
Ne perdez jamais de vue que l’on parle d’êtres vivants nécessitant une attention particulière, ayant une grande intelligence. A noter aussi que la vente de chiots non sevrés est interdite pas la loi; il devrait en être de même pour les bébés perroquets ! Aucun argument n’est valable pour cette pratique risquée qu’il faut interdire.
Beaucoup de spécialistes s’autorisent également à dire que les problèmes chez les oiseaux (comportements, fécondité, fragilité, picage etc.) sont souvent le résultat d’un mauvais sevrage. D’où l’importance de ne pas le négliger et de bien respecter les règles du nourrissage à la main.
On parle ici de l’avenir de votre perroquet, de son équilibre mental (un sevrage raté peut facilement engendrer un déséquilibre, accentué par une frustration, un stress, des carences alimentaires…). Soyez raisonnable !
À vous, nouvel acquéreur, ACHETEZ VOTRE OISEAU SEVRÉ !
À vous, éleveur, NE VENDEZ VOS OISILLONS QU’UNE FOIS SEVRÉS !
Pour l’amour de notre passion.
En effet, les oisillons sont plus susceptibles de tomber malades s’ils entrent en contact avec des bactéries pour lesquelles ils n'ont pas encore développé une bonne défense du système immunitaires. Les changer d'environnement trop tôt, c’est les exposer à des dangers supplémentaires que son système immunitaire n’est pas prêt à combattre. La stabilité durant la croissance est un facteur essentiel.
La bonne attitude :

Il arrive que des gens achètent des perroquets sur un coup de tête et le regrettent rapidement...
Marie-Claude Desjardins, La Colonie
Adopter seconde main un choix éclairé
Il arrive que des gens achètent des perroquets sur un coup de tête et le regrettent rapidement. D’autres vont s’en procurer un avec les meilleures intentions du monde, mais se rendront compte avec le temps qu’un perroquet, c’est plus de travail de prévu, que ça crie fort, que ça implique beaucoup de nettoyage, de temps et que ça ne correspond pas à leur rythme de vie. Parfois aussi, notre condition physique change et ne permet plus de s'occuper adéquatement du perroquet. Il arrive également que les membres d'une famille héritent d'un perroquet après un décès et ne sachent pas quoi en faire.
Certains se tourneront alors vers nous, la Colonie, Centre de ressources pour propriétaires de perroquets, qui offre plusieurs services d’aide et d’informations.
La mission première de La Colonie est d'éviter les abandons. Pour ce faire, nous offrons notre aide afin de trouver une solution au problème et ainsi d'éviter l'abandon. Par la publication d'articles informatifs sur notre page Facebook, le service de consultation téléphonique, les références vers des organismes spécialisés et occasionnellement par des visites à domicile. Toutes les solutions sont envisagées afin d'aider les propriétaires à conserver leur oiseau et améliorer leur relation avec ce dernier. Lorsque notre aide évite à un oiseau d'être abandonné, c'est notre plus belle récompense. Mais il arrive aussi que l'abandon soit inévitable, et dans ce cas, la Colonie évaluera la situation afin de déterminer s'il est possible d'acceuillir l'oiseau afin de lui trouver une nouvelle famille.
En premier lieu, il faut évaluer si le refuge a l'espace disponible pour acceuillir un nouveau pensionnaire. Il faut être en mesure de prendre les bonnes décisions et il est parfois mieux d'avoir un nombre limité de pensionnaires afin d'être en mesure de leur offrir les meilleurs soins et du temps de qualité. Il faut également que le refuge soit en mesure de répondre aux besoins de l'oiseau tant au niveau des connaissances ou des soins spécifiques requis. Lorsque ce n'est pas possible, nous dirigeons le propriétaire vers d'autres ressources.
Chaque nouvel oiseau qui arrive au refuge devra passer par une période de quarantaine, durant laquelle l'oiseau sera isolé. Comme les premières semaines sont souvent les plus difficiles et stressantes, cet isolement permet également à l'oiseau de s'adapter tranquillement à son nouvel environnement et on en profite pour établir un lien de confiance avec lui. Suivra le test de dépistage des 4 principales maladies aviaires. Comme le refuge est en milieu familial, il est primordial d'effectuer ces tests puisqu'étant donné qu'un grand nombre d'oiseaux transitent au refuge, les risques de propagations des maladies est accru. Une fois les résultats négatifs obtenus, le nouvel arrivant pourra intégrer progressivement le groupe d'oiseaux.
Le plus souvent, les oiseaux nous sont laissés seuls. Nous devons alors leur fournir une cage adaptée, des jouets à détruire et de "forraging" afin de les stimuler. Nous leur offrons une alimentation variée incluant entre autre moulée, germinations et fruits et légumes frais chaque jour. Comme nous sommes bénévoles, tous les frais reliés à l'accueil d'un nouveau pensionnaire (frais de vétérinaire, dépistage des tests des 4 principales maladies aviaires, jouet, alimentation etc.) sont déboursés de notre poche. Ce sont des frais qui peuvent s'avérer dispendieux, mais le bien-être de nos protégés nous tiens à cœur.
Nous prenons le temps d'évaluer chaque nouvel oiseau afin d'apprendre à connaître ses préférences, ses habitudes, son comportement général. Plus nous le connaissons, plus facile ce sera ensuite de déterminer quel type de famille, quel mode de vie ou environnement lui conviendra le mieux. Pour certains, un travail de rééducation sera à faire avant de pouvoir envisager la recherche d'une nouvelle famille, et nous prenons le temps qu'il faut pour le faire. À la suite de quoi, nous débutons les recherches pour trouver une nouvelle famille.
Chaque personne intéressée à adopter au refuge doit obligatoirement remplir un formulaire de demande d'adoption dans lequel nous posons énormément de questions tant sur les connaissances, le mode de vie que les attentes des futures familles. Ces informations sont primordiales pour nous aider à sélectionner ceux qui viendront ensuite rencontrer l'oiseau. Nous demandons également plus d'une visite afin de voir comment l'oiseau et la famille réagissent ensemble. Comme le bien être des oiseaux est notre priorité, nous fonctionnons selon leurs besoins et nous nous autorisons à refuser une adoption si nous croyons que ce n'est pas le bon "match". Les gens qui adoptent un oiseau au refuge doivent également signer un contrat d'adoption et La Colonie demeure responsable de son suivi afin de s'assurer que son intégration se déroule bien. Nous sommes là pour accompagner la nouvelle famille et répondre à leurs questions même une fois l'oiseau adopté.
Il arrive que certains oiseaux restent plusieurs semaines / mois, voire plus au refuge. Mais tant que nous n'avons pas trouvé la bonne famille, ils restent avec nous et bénéficient des mêmes soins et privilèges que nos oiseaux personnels. Nous prenons le temps qu'il faut pour nous assurer que les perroquets qui nous sont confiés auront la meilleure vie possible. Comme nous sommes conscients qu'un perroquet à une longue espérance de vie et que plus souvent qu'autrement ils se retrouveront à faire plus d'une famille au cours de leur vie, nous tenons à nous assurer de trouver des gens conscients de l'énorme engagement qu'est l'adoption d'un perroquet et qui sont prêt à s'investir.
Chaque adoption est une réussite pour nous et même si l'émotion est présente lorsque nos protégés nous quittent, nous savons que c'est pour repartir sur de nouvelles bases et se reconstruire un foyer.
Pour obtenir de l'information sur un des oiseaux disponibles pour adoption, ou pour entamer des démarches d'adoption dans un de nos refuges, voici la marche à suivre:
Comme nous ne pouvons répondre à chaque commentaire ou question sur notre page, il est très important de communiquer directement avec la responsable du refuge ou l'oiseau se trouve (la responsable est toujours identifiée sur la photo de l'oiseau)
ET d'avoir préalablement rempli le formulaire de demande d'adoption: http://goo.gl/SXwk5L
Nous demandons au minimum un entretien téléphonique suivi de 2 rencontres pour vous permettre de rencontrer l'oiseau qui vous intéresse ainsi que pour évaluer si votre famille convient à l'oiseau choisi. Aucun de nos oiseau ne sera adopté de façon hâtive dès la première visite au refuge.
Sachez aussi que tous les oiseaux de nos refuges ont été testés pour les 4 principales maladies aviaires, certificat à l'appui, que nous avons un contrat d'adoption avec les adoptants et nous avons des frais d'adoption, variables en fonction de l'espèce d'oiseau choisie.
Notez que nous évaluons toutes les demandes et que nous choisissons les familles en fonctions des besoins spécifiques de l'oiseau. Nous effectuons une sélection des candidats qui répondent à nos critères d'adoption et le choix final sera fait à notre discrétion.
Formulaire de demande d'adoption
Marie-Claude Desjardins,
La Colonie