Santé

Qu’est-ce que le profil aviaire ?
Document provenant de l’Hôpital vétérinaire pour oiseaux et animaux exotiques
Qu’est-ce que le profil aviaire ?
1. Examen physique, consultation
Votre oiseau est examiné de la tête aux pattes afin d’assurer qu’il n’y a aucun signe extérieur de maladie ou de malformation. Cet examen nous procure d’importantes informations telles le poids, l’état de la peau et du plumage, si l’oiseau souffre de déficiences alimentaires, s’il a des lésions dans la cavité orale, etc. Si, pendant ce premier examen, nous découvrons des anomalies évidentes, vous serez aussitôt informés de ces signes préliminaires. Cette consultation vous offre la possibilité de poser des questions et d’obtenir plus d’informations sur votre oiseau.
2. Cultures
Un prélèvement des choanes (ouverture des sinus dans la cavité orale) et du cloaque (le sac terminal du système reproducteur, urinaire et intestinal) nous informent de la flore bactérienne présente dans votre oiseau. Ces tests peuvent détecter la présence de micro-organismes nocifs avant qu’ils n’aient la chance de causer des problèmes graves.
3. Radiographies (1-re exp.)
Deux radiographies de votre oiseau, une frontale et l’autre latérale, nous aideront à déterminer s’il y a anomalies internes telles des organes hypertrophiés ou la présence de corps étrangers (on a même été jusqu’à découvrir une fermeture éclair dans le gésier d’un oiseau!). Cette procédure ne nécessite pas d’anesthésie. On pose et retient doucement l’animal sur la plaque de radiologie, la procédure est sans douleur et aussi rapide que la prise d’une photographie. Les résultats sont évalués dans les 24 heures.
4. Hématologie (HT, PT, Différentiel, GB)
L'évolution de la maladie chez l’oiseau peut être très lente. Les symptômes de la maladie ne sont pas toujours évidents. Les mécanismes de défense de l’oiseau sont cependant déjà en marche et nous pouvons détecter ces mécanismes par des changements dans le nombre et le type de cellules présentes dans le sang. Un petit échantillon de sang est prélevé d'une veine à l'intérieur de la patte de l’oiseau; l’animal ne ressent qu’une petite piqûre comme on ressent au moment d'une prise de sang dans le bras. Nous procédons ensuite à l’analyse de l’échantillon pour évaluer les globules rouges et les globules blancs, Les résultats sont comparés aux valeurs normales pour la même espèce d'oiseau et les résultats sont interprétés par le vétérinaire. On peut obtenir les résultats en moins de 24 heures de la prise de sang.
5. Analyse biochimique (SGOT) SU. (Acide urique)
Une quantité de sang est prélevée afin de pratiquer une analyse biochimique du sérum. En plus des composants cellulaires, le sang de votre oiseau contient aussi des enzymes. Le niveau de ces enzymes reflète la fonction de différents organes: par exemple, les niveaux d'acide urique indiquent la fonction rénale, une molécule appelée AST et les acides biliaires reflètent la fonction du foie. La plupart de ces tests sont exécutés sur place dans notre laboratoire. On doit parfois les envoyer dans un laboratoire extérieur. Dans ce dernier cas, les résultats sont disponibles 12-48 heures plus tard.
6. Psittacose
La psittacose aussi connue sous le nom de chlamydiophilose est une maladie causée par un micro-organisme appelé le Chlamydiophila psittaci. Les oiseaux qui entrent en contact avec ce micro-organisme peuvent :
- développer des anticorps pour neutraliser la maladie et donc ne pas devenir malades,
- devenir malades et guérir (suite à un traitement approprié),
- la maladie peut même aller jusqu'à entraîner la mort.
Tout oiseau ayant été en contact avec cet organisme peut être porteur et peut transmettre la maladie par les fientes. Malheureusement, la chlamydiophilose peut aussi causer des infections chez les humains: toux sèche, fièvre, infection pouvant même conduire jusqu'à la mort si la personne n'est pas traitée. Elle affecte surtout les personnes âgées ou les jeunes enfants. On peut heureusement traiter facilement la chlamydiophilose grâce à des antibiotiques.
Nous envoyons un échantillon de sang dans un laboratoire extérieur afin de vérifier le niveau d'anticorps dans le sang ou de déceler la présence de l'organisme. La plupart des cas peuvent être détectés de cette façon. Les résultats sont obtenus en 1-3 semaines. Si le résultat du test est positif, nous recommanderons un traitement d'une injection par semaine pendant 4-7 semaines.
7. Les autres tests
Nous offrons le dépistage d’autres maladies incluant le polyomavirus, le virus de la maladie de Pacheco (PDV), le virus de la maladie du bec et des plumes (PBFD).
Les épreuves décèlent des particules du microbe dans le sang, ou dans les fientes ou dans la bouche ou dans le cloaque des oiseaux. Ces tests sont d’une grande utilité, permettant de développer et de maintenir des populations saines.

L’air est aux oiseaux, ce que l’eau est aux poissons...
Lise Durocher, inhalothérapeute à la retraitre
L’air est aux oiseaux, ce que l’eau est aux poissons
Le corps des oiseaux est modelé de manière à optimiser leur relation avec l’air, pour les transporter sur de longues distances, en consommant un minimum d’énergie ; il est conçu pour glisser sans efforts, pour profiter du moindre courant, la queue comme gouvernail, il peut les transporter sur d’immenses distances.
Non seulement en respirent-ils, mais ils en emmagasinent dans tout leur corps, plus que tout autre espèces. L’air fait partie intégrante de leur être, les rendant le plus légers : on en retrouve dans les plumes, dans les os, dans le bec, dans le cou, et surtout, en très grande quantité, dans les 9 sacs aériens, véritables réservoirs pour leurs poumons.
Ces derniers sont beaucoup plus efficaces que les nôtres à extraire les moindres particules qui s’y trouvent ; la circulation sanguine, aussi plus rapide, est propulsée par les battements cardiaques allant de 300 à 500 battements par minute, selon l’espèce. Ce système respiratoire sophistiqué parvient à oxygéner et transporter les nutriments dans tous leurs organes à une vitesse surprenante.
Tous les oiseaux, dont nos perroquets, en tirent d’immenses avantages, dans la nature. Par contre, la situation est tout autre, dans nos maisons, où ils sont confinés la plupart du temps. En effet, la grande efficacité de leur système respiratoire les expose à tous les dangers potentiels en suspension dans l’air de nos maisons ;qu’ils n’ont pas le choix de respirer.
On comprend donc l’importance d’une prise de conscience de la part des propriétaires de perroquets, et autres volatiles, absolument vitale pour ces derniers. Il importe de connaître les périls que nous leur imposons.
Les dangers sont d’autant plus graves qu’ils nous sont familiers et que nous ne les percevons pas comme un réel danger. Certaines sont rapidement mortelles, tel le Teflon* qu’on retrouve dans les poêles antiadhésives, qui dégagent des gaz d’une toxicité extrême lorsqu’ils surchauffent. Le Teflon* se retrouve aussi dans les séchoirs à cheveux, le grille-pain et de multiples produits antiadhésifs. Les émanations toxiques sont bio accumulatives (concentration qui augmente dans l’organisme, à chaque exposition, ne s’éliminent pas) et neurotoxiques (dommages aux nerfs/cerveau) . Beaucoup de perroquets en meurent chaque année, sans que leur propriétaire bien aimé ne fasse le lien, ou le fasse trop tard. Les études en cours, confirmeront dans quelques années les effets du Teflon* sur la morbidité et la mortalité humaine. Que dire des victimes aviaires de la cigarette, les Aras, entre autres, ont une hypersensibilité pulmonaire ? D’ailleurs, tous ces compagnons en souffrent : non seulement ils respirent la fumée secondaire, mais celle-ci se dépose aussi sur leur plume, leur nourriture, leur eau, les perchoirs, leurs jouets, etc.. ; de plus, ils en avalent quand ils toilettent leur plumage.
Il importe également d’éviter les parfums en aérosol : les produits Glade*, les chandelles parfumées, les lampes Berger*, les parfums fins que nous utilisons sur nous-mêmes sont autant de sources d’intoxication qui menacent nos compagnons ailés.
Ajoutons aussi les émanations de gaz nocifs du garage, de propane, du foyer à combustion, du four autonettoyant, des produits nettoyants, tels le chlore, l’eau de Javel, Mr Plumber*, Tilex*, Easy-Off*, vernis, décapant, peinture, etc.
Une bonne hygiène de l’environnement, de l’air est un gage de santé pour vous, pour votre perroquet. En étant conscient de ce que à quoi il est exposé, vous saurez prendre les bonnes décisions, et améliorer la qualité de l’air qu’il respire, pour le maintenir longtemps, en bonne santé. Il n’en tient qu’à vous.

La radiographie est une méthode diagnostique simple et rapide qui permet de confirmer ou d’exclure une multitude de problèmes de santé chez les oiseaux...
Dre Catherine Dubé DMV, MSc, IPSAV (médecine zoologique) Hôpital vétérinaire de l’Ormière, Québec
La radiographie chez les oiseaux
La radiographie est une méthode diagnostique simple et rapide qui permet de confirmer ou d’exclure une multitude de problèmes de santé chez les oiseaux. Votre vétérinaire vous le recommandera sans doute à plus d’une reprise au courant de la vie de votre oiseau.
La méthode
Pour la grande majorité des situations, les radiographies de votre oiseau peuvent se faire réveillé, c’est-à-dire sans anesthésie ou sédation. À l’aide d’un appareil qui produit des rayons X (voir image 1), la radiographie permet d’obtenir des images des structures internes de votre oiseau. Pour ce faire, nous devons immobiliser votre animal quelques secondes sur le dos et sur le côté pour obtenir deux images complémentaires. Les images obtenues sont en noir et blanc et en deux dimensions (voir image 2 et 3). C’est la différence entre les divers tons de gris qui nous permet de distinguer le contour des différents organes et ainsi évaluer leur forme. Les os étant très denses, ils apparaissent blancs à la radiographie, tandis que l’air dans les poumons et les sacs aériens est noir.
L’utilisation des rayons X est sécuritaire chez les oiseaux. L’intensité des rayons utilisés est toujours modifiée en fonction de la taille de l’animal ainsi que de la région du corps à radiographier.
Voici quelques exemples de diagnostics qui peuvent être posés suite à la prise de radiographies chez votre oiseau :
- Une fracture d’un os peut facilement être confirmée.
- Des poumons et/ou des sacs aériens d’un ton trop blanc suggèrent une infection.
- Un élargissement du proventricule (une portion de l’estomac) nous permet de suspecter des infections comme le bornavirus (PDD).
- Du gaz dans les intestins suggère une infection digestive (entérite).
- La présence d’une particule métallique dans le système digestif est fréquemment synonyme d’une intoxication au plomb ou au zinc.
- Un foie trop gros suggère une hépatite souvent associée à une mauvaise alimentation.
- Un problème de ponte peut facilement être identifié en visualisant un œuf dans la cavité cœlomique.
- Un organe peut avoir une forme anormale ou être déplacé lors de cancer.
Les limites de la radiographie
Même avec le meilleur appareil à radiographie numérique sur le marché, cette méthode diagnostique reste tout de même plus limitée chez les oiseaux étant donné leur anatomie particulière et la petite taille de plusieurs espèces. Certaines structures peuvent être superposées aux autres ou encore trop petites pour être bien observées. Un autre facteur limitant est que les rayons X ne permettent pas de voir aisément certaines structures comme les muscles, les tendons et le système nerveux. Comme mentionnée précédemment, la radiographie permet d’avoir une image des structures et organes internes de votre oiseau, mais ne permet pas toujours de savoir si ceux-ci fonctionnent bien. De cette manière, un organe malade qui a une forme normale paraîtra en santé à la radiographie. Il est donc possible qu'à la suite d'une radiographie, votre vétérinaire vous recommande d’autres tests afin de préciser le diagnostic (prise de sang, tests ADN, analyse de fientes…).
Bien que la radiographie ne soit pas parfaite, elle est un outil diagnostic précieux pour vous, votre vétérinaire et votre oiseau. Elle permet d’orienter de manière importante votre vétérinaire sur un diagnostic et parfois même d’identifier directement le problème de santé de votre oiseau et ainsi le régler rapidement lorsque possible.

Image 1 : Appareil à radiographie numérique utilisée à notre hôpital vétérinaire.

Image 2 : Image radiographique d’un Gris d’Afrique couché sur le côté (vue latérale).

Image 3 : Image radiographique d’un Cockatiel couché sur le dos (vue ventro-dorsale).

La chlamydiophilose est une maladie contagieuse causée par la bactérie Chlamydophila psittaci. Aussi appelée psittacose, cette maladie peut affecter n’importe quelle espèce d’oiseaux...
Dre Josée Guilmette, Hôpital Vétérinaire Animo-vet
Maladie aviaire — Chlamydiophilose
La chlamydiophilose est une maladie contagieuse causée par la bactérie Chlamydophila psittaci. Aussi appelée psittacose, cette maladie peut affecter n’importe quelle espèce d’oiseaux. Les plus souvent touchées sont les perruches ondulées, les callopsittes (cockatiels), les inséparables et les pigeons. En plus d’être relativement répandue, cette condition peut se transmettre aux humains, ce qui en fait une condition d’importance à reconnaître pour nos passionnés d’oiseaux.
Transmission
La transmission se produit par ingestion ou inhalation de selles, de sécrétions respiratoires/oculaires contaminées par un oiseau infecté. Certains oiseaux peuvent être infectés sans démontrer de signes de maladie. Ce sont des porteurs asymptomatiques. Pour ces individus, les situations de stress sont particulièrement à surveiller (déplacement, surpopulation, reproduction), car cela augmente le risque d’excrétion de la bactérie et donc de contagion.
Symptômes
L’oiseau atteint peut montrer de l’abattement, une perte d’appétit et un plumage ébouriffé. Cette bactérie peut aussi occasionner des écoulements nasaux et des difficultés respiratoires. Le foie, les reins et le système digestif sont parfois atteints, ce qui peut entrainer de la diarrhée et une augmentation de la production des urines. On se rappelle également que plusieurs oiseaux infectés auront l’air complètement normal (porteurs asymptomatiques).
Prévention
Il est important d’isoler l’oiseau atteint et de nettoyer toute surface ayant été en contact avec lui. Pour ce faire, utilisez une solution d’eau de javel (2,5 cuillères à table par 3,8 L d’eau). Jetez tout ce qui ne peut pas être nettoyé (jouets en bois, etc.) Continuez de nettoyer la cage quotidiennement pendant les 2 premières semaines de traitement, car l’oiseau peut continuer d’excréter la bactérie pendant cette période. Lors du nettoyage, portez des vêtements protecteurs (exemple : vieille chemise) et un masque si possible.
Vaporisez le fond de cage en premier afin d’éviter que les bactéries ne se retrouvent en suspension dans l’air.
Contagion chez l'humain
Le risque de contagion à l’homme n’est pas à négliger. Les signes à surveiller chez l’humain sont des symptômes grippaux (fièvre, frissonnements, maux de tête, douleur musculaire, malaise général, toux avec ou sans difficultés respiratoires). L’infection peut aussi rester asymptomatique, donc ne déclencher aucun symptôme particulier. Toute personne ayant été en contact avec un oiseau souffrant de chlamydophilose et qui développe des symptômes de grippe devrait consulter un médecin. Les jeunes enfants, les personnes âgées et tous ceux présentant un système immunitaire affaibli (suivant un traitement de chimiothérapie par exemple), sont plus à risque et ne devraient pas avoir de contact avec un oiseau infecté.
Traitement
Le traitement Cette maladie peut être traitée avec un antibiotique tel que la doxycycline pour une période de 45 à 60 jours consécutifs. Il est recommandé de retirer les sources de calcium dans la nourriture (os de seiche, bloc minéral, écailles d’huîtres) pour la durée du traitement, car le calcium peut diminuer l’efficacité de la médication. Plus tôt le traitement est débuté après le développement des signes cliniques, meilleures sont les chances de succès.
En conclusion, la chlamydophilose est certainement une maladie d’importance chez l’oiseau. Rester vigilant face aux symptômes à surveiller et procéder au test de dépistage lors de l’achat d’un nouvel oiseau peut contribuer à prévenir des situations indésirables et protéger ce lien unique qui nous lie à ces oiseaux que nous aimons tant.

Le Polyomavirus se multiplie à l'intérieur du noyau des cellules cibles. Cette maladie affecte toutes les espèces de perroquets, mais elle est plus problématique chez les jeunes perroquets chez qui le taux de décès des oiseaux atteint est très élevé avant l'âge de cinq mois...
Frédérick Lelièvre, biologiste et Marie Choquette
Maladie aviaire — Polyoma
Le Polyomavirus se multiplie à l'intérieur du noyau des cellules cibles. Cette maladie affecte toutes les espèces de perroquets, mais elle est plus problématique chez les jeunes perroquets chez qui le taux de décès des oiseaux atteint est très élevé avant l'âge de cinq mois. Le temps d'incubation de la maladie varie de 2 à 21 jours. Chez les adultes, bien que certains individus puissent demeurer porteurs asymptomatiques chroniques, la plupart sont peu affectés par la maladie et arriveront à éliminer le virus.
Transmission
La transmission de la maladie peut se faire par contact direct lors de l'alimentation parentale des oisillons ou par l'intermédiaire des fientes, des poussières, ainsi que dans les environnements infectés (incubateurs, nids, etc.) Les oiseaux qui sont infectés et qui ne montrent pas de signes évidents de l'infection sont souvent des vecteurs responsables de la transmission du Polyoma dans les animaleries et les élevages.
Symptômes
Les symptômes sont surtout de types hémorragiques aux niveaux cutané et interne, de même qu'une accumulation liquidienne dans l'abdomen.
Prévention
La prévention se fait par test de dépistage chez les nouveaux oiseaux pendant leur période de quarantaine. À ce jour, un test de PCR détecte efficacement les individus infectés et il existe un vaccin qui démontre une bonne efficacité.
Si l'environnement a été contaminé, étant donné la résistance du virus, certains désinfectants tels que le virkon, l'hypochlorite de sodium et l'éthanol à 70% seront plus appropriés pour la désinfection.
Traitement
Le traitement : Il n'existe aucun traitement actuellement.

Le PBFD (virus de la maladie du bec et des plumes) peut se développer chez toutes les espèces de perroquets, bien que les cacatoès et les gris d'Afrique semblent plus sensibles à cette affection...
Frédérick Lelièvre, biologiste et Marie Choquette
Maladie aviaire — PBFD, Maladie des plumes et du bec
Le PBFD (virus de la maladie du bec et des plumes) peut se développer chez toutes les espèces de perroquets, bien que les cacatoès et les gris d'Afrique semblent plus sensibles à cette affection. Causé par un virus de la famille des Circoviridae, le PBFD cause des infections mortelles, principalement chez les oiseaux de moins de trois ans. Les individus adultes infectés peuvent devenir porteurs asymptomatiques, mais peuvent aussi parfois surmonter la maladie et éliminer le virus. La mort survient généralement à la suite d'une ou de plusieurs infections secondaires provoquées par l'immunosuppression amenée par la maladie.
Transmission
La transmission du virus d'un individu à l'autre peut se faire par contacts directs ou indirects. Le temps d'incubation varie de 21 jours à 18 mois. Ce virus étant un virus de très petite taille et surtout très résistant à l'air libre, absolument tout dans l'environnement peut devenir un vecteur. Le virus du PBFD peut demeurer viable dans l'environnement pendant plus de 6 à 9 mois après le passage d'un oiseau infecté.
Symptômes
Les symptômes sont la présence de plumes anormales (déformées ou de mauvaise coloration), l'hémorragie des fourreaux, la perte irréversible de plumes, l'arrêt de la production de poudre chez les gris d'Afrique et les cacatoès, l'immunosuppression. D'autres symptômes possibles sont une poussée anormale de lésions sur le bec et les griffes. Les infections secondaires virales, fongiques, bactériennes ou parasitaires peuvent aussi se produire en raison de l'immunité diminuée provoquée par le PBFD.
Prévention
La prévention s'effectue par un test PCR lors de la quarantaine. Ce dernier peut détecter la présence du virus aussi tôt que deux jours après qu'il y a eu contact. Toutefois, s'il y a eu contamination de l'environnement, le virus étant très volatile, la désinfection de tout l'environnement est recommandée avec un désinfectant comme le virkon. Ne négligez aucun emplacement lors du nettoyage et portez une attentions particulière aux petits interstices où pourrait se loger le virus. Jetez tous les jouets, les cordes et les augets. N'oubliez pas les conduits d'air et les filtres à air. Tout doit être nettoyé à fond ! Il faut par la suite attendre au moins 9 mois avant l'introduction d'un nouvel oiseau dans un environnement qui aurait été contaminé, et ce, même après une désinfection rigoureuse. Un test de lingettes (prévu à cet effet) est recommandé dans l'environnement avant l'introduction d'un nouvel oiseau.
Traitement
Traitement : Aucun à ce jour.

Cette maladie est provoquée par un virus de la famille des herpès-virus. Ce dernier fait partie de la même famille que les virus qui causent la varicelle et les feux sauvages chez l'homme...
Frédérick Lelièvre, biologiste et Marie Choquette
Maladie aviaire — Pacheco
Cette maladie est provoquée par un virus de la famille des herpès-virus. Ce dernier fait partie de la même famille que les virus qui causent la varicelle et les feux sauvages chez l'homme. La multiplication du virus se produit au niveau du noyau dans la cellule et le virus infecte principalement les tissus lymphatiques, la peau et les cellules des nerfs. Fortement contagieux, le Pacheco peut anéantir un élevage complet en seulement quelques jours. La maladie de Pacheco est souvent mortelle et peut affecter les perroquets de tout âge.
Transmission
La transmission du Pacheco se produit généralement par la poussière, les fientes et les liquides biologiques. Étant très résistant à l'air libre, les surfaces souillées ainsi que la nourriture et l'eau contaminées peuvent également contribuer à la diffusion de la maladie.
Les oiseaux peuvent être porteurs asymptomatiques de ce virus. Il est à noter que les herpès-virus ont la particularité de ne jamais être éliminés de leurs hôtes et que, dans leur phase latente, ils peuvent être impossibles à détecter par test de PCR. Un test de recherche d'anticorps est donc plus approprié pour cette affection.
Ceci dit, les oiseaux ayant survécu à une manifestation de la maladie devront donc être considérés comme des porteurs potentiels. Les porteurs asymptomatiques peuvent développer ou excréter le virus lors de grands stress comme la perte de compagnon, un changement de famille, un changement dans l'environnement ou encore pendant la période de reproduction.
Symptômes
Les symptômes peuvent parfois sembler absents dû à la rapidité à laquelle le Pacheco peut causer la mort. Toutefois, à la nécropsie, des anomalies sévères causées par la maladie peuvent être observées sur différents organes vitaux tels le foie, la rate et les reins. Les fientes peuvent devenir décolorées avec du vert dans l'urate, indiquant que des dommages au foie se sont produits. Les oiseaux meurent généralement d'une nécrose massive du foie. Lorsque l'oiseau est symptomatique, cet état peut inclure une léthargie, de la diarrhée, des plumes ébouriffées, une sinusite, de l'anorexie ainsi que plusieurs signes cliniques neurologiques.
Prévention
La prévention s'effectue tout d'abord en mettant en quarantaine les nouveaux oiseaux avant leur introduction dans un groupe sain. Le test par recherche d'anticorps est recommandé pendant la quarantaine. Un vaccin est aussi disponible, mais contestable puisque ce dernier n'enraye pas le risque de contracter la maladie à 100%. Il a plutôt pour effet d'amoindrir l'infection. Aussi, les oiseaux dépistés positifs ou ayant un historique connu de contact avec la maladie devront être gardés isolés des autres oiseaux.
Prévention
Le traitement peut être essayé avec un antiviral. Cet antiviral est généralement utilisé chez les humains porteurs du virus de l’herpès, mais peut obtenir de bons résultats chez les oiseaux qui survivent les premiers jours, le 1er signe clinique étant souvent la mort. Par contre, il est impératif que ce traitement soit prescrit par un vétérinaire aviaire puisque mal administré, il peut occasionner des dommages aux reins.
Fernand Dufresne
Les bienfaits du vinaigre de cidre de pomme BIO pour votre perroquet
Le vinaigre de cidre est un allié précieux dans le traitement ou la prévention de certaines infections chez le perroquet. Son action réside dans le fait qu’il est non pasteurisé donc très riche en enzymes et en bonnes bactéries qui pourront aider à combattre diverses infections du système digestif en créant un milieu acide hostile à la prolifération des mauvaises bactéries et levures.
Le vinaigre de cidre contient également des nutriments intéressants : vitamines B1, B2, et B6; biotine; acide folique; niacine; acide pantothénique (B5) et vitamine C. Il contient aussi de petites quantité de sodium, phosphore, potassium, calcium, fer et magnésium.
Une des principales utilisations du vinaigre de cidre pour les perroquets est de contrôler et de guérir les infections de jabot qui pourraient aller jusqu’à créer une stase du jabot qui est assez fréquente chez de jeunes oisillons en sevrage ou chez les adultes qui mangent des aliments moins frais. Le traitement est administré en ajoutant du vinaigre de cidre à l’eau de breuvage du perroquet à raison de 5 ml de vinaigre par 250 ml d’eau. Pour les oisillons, quelques gouttes dans la pâtée lors du nourrissage suffisent. Cette eau sera servie pour au moins une semaine. Bien entendu, si on ne voit pas d’améliorations, une visite vétérinaire s’impose. Cette recette peut aussi être servie en prévention quelques fois par année.
On peut aussi utiliser le vinaigre de cidre pour nettoyer les cages, les bols et les accessoires des perroquets. La dilution recommandée est de 1 pour 1. Donc, pour une tasse de vinaigre, on ajoute une tasse d’eau. Il ne faut cependant pas utiliser cette solution en présence des oiseaux et bien rincer après le nettoyage. Une bonne aération de la pièce est aussi importante. Il faut garder à l’esprit que le vinaigre est très acide. Il pourrait donc, à cette concentration, créer des malaises respiratoires chez l’oiseau.
En conclusion, le vinaigre de cidre devrait faire partie de la trousse du parfait propriétaire de perroquet. Il pourra servir de support pour un oiseau qui a des problèmes digestifs en attendant d’aller chez le vétérinaire. Lors de l’achat, assurez-vous de choisir un vinaigre non pasteurisé afin de garder toute la valeur nutritive et ses fonctions enzymatiques qui le rendent si efficace. Et compte tenu de la forte concentration de pesticides dans les vergers conventionnels, assurez-vous de choisir un vinaigre de cidre de pomme certifié biologique non-pasteurisé.
Fernand Dufresne
Les bienfaits du vinaigre de cidre de pomme BIO pour votre perroquet
Le vinaigre de cidre est un allié précieux dans le traitement ou la prévention de certaines infections chez le perroquet. Son action réside dans le fait qu’il est non pasteurisé donc très riche en enzymes et en bonnes bactéries qui pourront aider à combattre diverses infections du système digestif en créant un milieu acide hostile à la prolifération des mauvaises bactéries et levures.
Le vinaigre de cidre contient également des nutriments intéressants : vitamines B1, B2, et B6; biotine; acide folique; niacine; acide pantothénique (B5) et vitamine C. Il contient aussi de petites quantité de sodium, phosphore, potassium, calcium, fer et magnésium.
Une des principales utilisations du vinaigre de cidre pour les perroquets est de contrôler et de guérir les infections de jabot qui pourraient aller jusqu’à créer une stase du jabot qui est assez fréquente chez de jeunes oisillons en sevrage ou chez les adultes qui mangent des aliments moins frais. Le traitement est administré en ajoutant du vinaigre de cidre à l’eau de breuvage du perroquet à raison de 5 ml de vinaigre par 250 ml d’eau. Pour les oisillons, quelques gouttes dans la pâtée lors du nourrissage suffisent. Cette eau sera servie pour au moins une semaine. Bien entendu, si on ne voit pas d’améliorations, une visite vétérinaire s’impose. Cette recette peut aussi être servie en prévention quelques fois par année.
On peut aussi utiliser le vinaigre de cidre pour nettoyer les cages, les bols et les accessoires des perroquets. La dilution recommandée est de 1 pour 1. Donc, pour une tasse de vinaigre, on ajoute une tasse d’eau. Il ne faut cependant pas utiliser cette solution en présence des oiseaux et bien rincer après le nettoyage. Une bonne aération de la pièce est aussi importante. Il faut garder à l’esprit que le vinaigre est très acide. Il pourrait donc, à cette concentration, créer des malaises respiratoires chez l’oiseau.
En conclusion, le vinaigre de cidre devrait faire partie de la trousse du parfait propriétaire de perroquet. Il pourra servir de support pour un oiseau qui a des problèmes digestifs en attendant d’aller chez le vétérinaire. Lors de l’achat, assurez-vous de choisir un vinaigre non pasteurisé afin de garder toute la valeur nutritive et ses fonctions enzymatiques qui le rendent si efficace. Et compte tenu de la forte concentration de pesticides dans les vergers conventionnels, assurez-vous de choisir un vinaigre de cidre de pomme certifié biologique non-pasteurisé.
Fernand Dufresne
Les bienfaits du vinaigre de cidre de pomme BIO pour votre perroquet
Le vinaigre de cidre est un allié précieux dans le traitement ou la prévention de certaines infections chez le perroquet. Son action réside dans le fait qu’il est non pasteurisé donc très riche en enzymes et en bonnes bactéries qui pourront aider à combattre diverses infections du système digestif en créant un milieu acide hostile à la prolifération des mauvaises bactéries et levures.
Le vinaigre de cidre contient également des nutriments intéressants : vitamines B1, B2, et B6; biotine; acide folique; niacine; acide pantothénique (B5) et vitamine C. Il contient aussi de petites quantité de sodium, phosphore, potassium, calcium, fer et magnésium.
Une des principales utilisations du vinaigre de cidre pour les perroquets est de contrôler et de guérir les infections de jabot qui pourraient aller jusqu’à créer une stase du jabot qui est assez fréquente chez de jeunes oisillons en sevrage ou chez les adultes qui mangent des aliments moins frais. Le traitement est administré en ajoutant du vinaigre de cidre à l’eau de breuvage du perroquet à raison de 5 ml de vinaigre par 250 ml d’eau. Pour les oisillons, quelques gouttes dans la pâtée lors du nourrissage suffisent. Cette eau sera servie pour au moins une semaine. Bien entendu, si on ne voit pas d’améliorations, une visite vétérinaire s’impose. Cette recette peut aussi être servie en prévention quelques fois par année.
On peut aussi utiliser le vinaigre de cidre pour nettoyer les cages, les bols et les accessoires des perroquets. La dilution recommandée est de 1 pour 1. Donc, pour une tasse de vinaigre, on ajoute une tasse d’eau. Il ne faut cependant pas utiliser cette solution en présence des oiseaux et bien rincer après le nettoyage. Une bonne aération de la pièce est aussi importante. Il faut garder à l’esprit que le vinaigre est très acide. Il pourrait donc, à cette concentration, créer des malaises respiratoires chez l’oiseau.
En conclusion, le vinaigre de cidre devrait faire partie de la trousse du parfait propriétaire de perroquet. Il pourra servir de support pour un oiseau qui a des problèmes digestifs en attendant d’aller chez le vétérinaire. Lors de l’achat, assurez-vous de choisir un vinaigre non pasteurisé afin de garder toute la valeur nutritive et ses fonctions enzymatiques qui le rendent si efficace. Et compte tenu de la forte concentration de pesticides dans les vergers conventionnels, assurez-vous de choisir un vinaigre de cidre de pomme certifié biologique non-pasteurisé.
Fernand Dufresne
Les bienfaits du vinaigre de cidre de pomme BIO pour votre perroquet
Le vinaigre de cidre est un allié précieux dans le traitement ou la prévention de certaines infections chez le perroquet. Son action réside dans le fait qu’il est non pasteurisé donc très riche en enzymes et en bonnes bactéries qui pourront aider à combattre diverses infections du système digestif en créant un milieu acide hostile à la prolifération des mauvaises bactéries et levures.
Le vinaigre de cidre contient également des nutriments intéressants : vitamines B1, B2, et B6; biotine; acide folique; niacine; acide pantothénique (B5) et vitamine C. Il contient aussi de petites quantité de sodium, phosphore, potassium, calcium, fer et magnésium.
Une des principales utilisations du vinaigre de cidre pour les perroquets est de contrôler et de guérir les infections de jabot qui pourraient aller jusqu’à créer une stase du jabot qui est assez fréquente chez de jeunes oisillons en sevrage ou chez les adultes qui mangent des aliments moins frais. Le traitement est administré en ajoutant du vinaigre de cidre à l’eau de breuvage du perroquet à raison de 5 ml de vinaigre par 250 ml d’eau. Pour les oisillons, quelques gouttes dans la pâtée lors du nourrissage suffisent. Cette eau sera servie pour au moins une semaine. Bien entendu, si on ne voit pas d’améliorations, une visite vétérinaire s’impose. Cette recette peut aussi être servie en prévention quelques fois par année.
On peut aussi utiliser le vinaigre de cidre pour nettoyer les cages, les bols et les accessoires des perroquets. La dilution recommandée est de 1 pour 1. Donc, pour une tasse de vinaigre, on ajoute une tasse d’eau. Il ne faut cependant pas utiliser cette solution en présence des oiseaux et bien rincer après le nettoyage. Une bonne aération de la pièce est aussi importante. Il faut garder à l’esprit que le vinaigre est très acide. Il pourrait donc, à cette concentration, créer des malaises respiratoires chez l’oiseau.
En conclusion, le vinaigre de cidre devrait faire partie de la trousse du parfait propriétaire de perroquet. Il pourra servir de support pour un oiseau qui a des problèmes digestifs en attendant d’aller chez le vétérinaire. Lors de l’achat, assurez-vous de choisir un vinaigre non pasteurisé afin de garder toute la valeur nutritive et ses fonctions enzymatiques qui le rendent si efficace. Et compte tenu de la forte concentration de pesticides dans les vergers conventionnels, assurez-vous de choisir un vinaigre de cidre de pomme certifié biologique non-pasteurisé.

Le PDD (maladie de dilatation du proventricule) est une maladie inflammatoire, généralement fatale, pouvant affecter toutes les espèces de perroquets...
Dre Sophie Hébert Saulnier, Hôpital vétérinaire pour oiseaux et animaux exotiques de Montréal
Maladie aviaire — PDD
Le PDD (maladie de dilatation du proventricule) est une maladie inflammatoire, généralement fatale, pouvant affecter toutes les espèces de perroquets. Selon les évidences scientifiques actuelles, cette maladie est causée par le Bornavirus aviaire. Les oiseaux infectés peuvent devenir des porteurs asymptomatiques (oiseaux infectés, mais sans symptômes visibles, voire pendant des années) ou développer activement la maladie.
Transmission
La transmission du virus entre les oiseaux se fait principalement par contacts directs, (par exemple, contact oro-fécal) mais aussi indirects (poussière en suspension dans l’air). Il s’agit d’un virus relativement peu résistant dans l’environnement, mais sa survie exacte est encore inconnue.
Symptômes
Les symptômes que peuvent développer les oiseaux infectés sont des symptômes digestifs (graines non digérées dans les selles, régurgitations, perte de poids, anorexie) et/ou neurologiques (perte d’équilibre, faiblesse, difficulté à marcher ou se percher) alors que d’autres oiseaux deviendront seulement des porteurs asymptomatiques. Ces derniers peuvent cependant transmettre le virus à d’autres oiseaux et éventuellement développer la maladie.
Diagnostics
Les moyens diagnostics pour confirmer le PDD sont encore en développement, beaucoup de recherches sont en cours. Pour l’instant, un ensemble de tests (radiographie, tests sanguins, analyses des selles, etc.) est nécessaire pour éliminer les autres causes possibles. Un test ADN (PCR) pour le Bornavirus est disponible commercialement depuis peu. Les oiseaux infectés excrètent le virus dans leurs selles de façon intermittente seulement. Le test sera donc positif seulement si l’oiseau excrète le virus au moment du prélèvement. Des échantillonnages multiples augmentent donc la chance de détecter le virus et un résultat négatif n’exclut pas hors de tout doute qu’un oiseau soit un porteur asymptomatique de ce virus.
Mesures préventives
Les mesures préventives sont, présentement: effectuer une quarantaine longue et rigoureuse (idéalement 60 jours), limiter tout contact non essentiel entre perroquets, désinfecter scrupuleusement tout matériel usagé se désinfectant (jeter tout le bois, corde, etc.) et avoir une bonne hygiène. Le test ADN pour dépister le bornavirus aviaire peut maintenant être effectué avant d’adopter un nouvel oiseau; un résultat négatif ne peut cependant pas garantir que l’oiseau est effectivement négatif. Toute personne adoptant un nouvel oiseau doit être consciente que chaque nouvelle addition d’un oiseau dans un foyer représente un potentiel de contamination des autres oiseaux par le virus.
Traitement
Traitement : Aucun à ce jour permettant de guérir les oiseaux; des traitements de support peuvent cependant alléger les symptômes et prolonger leur vie.
**Énormément de recherches sont en cours à propos de cette maladie. Les recommandations actuelles pourraient changer drastiquement et rapidement. Consulter votre vétérinaire aviaire pour une mise à jour.

La nécropsie, ou examen complet externe et interne d’un animal décédé, est un acte vétérinaire encore méconnu des propriétaires d’oiseaux de compagnie...
Dre Eugénie Henry-Guyot, Hôpital vétérinaire pour oiseaux et animaux exotiques de Montréal
La nécropsie
La nécropsie, ou examen complet externe et interne d’un animal décédé, est un acte vétérinaire encore méconnu des propriétaires d’oiseaux de compagnie. Elle comprend l’examen macroscopique (à l’œil nu) de l’oiseau et de ses organes internes. Des prélèvements d’organes, de fluides ou de sécrétions seront étudiés au microscope. La cytologie (étude des cellules) et/ou l’histologie (étude des tissus) font partie de l’étude microscopique. Des tests complémentaires comme la bactériologie, la virologie, la parasitologie, l’immunologie, la pathologie clinique (bilan sanguin) et la toxicologie peuvent être demandés par le vétérinaire.
La nécropsie permet souvent d’élucider le mystère d’un décès subit ou inexpliqué. Elle peut venir confirmer une maladie soupçonnée d’avoir entraîné le décès. Elle peut également valider un traitement, identifier un problème nutritionnel ou mettre en lumière une tare génétique. En comprenant la cause d’un décès, le propriétaire peut protéger un nouvel oiseau ou un oiseau qui habitait avec le disparu tout en permettant au vétérinaire traitant de valider ses soupçons et son plan de traitement. Enfin, l’identification d’une zoonose (maladie animale transmissible à l’humain) pourra accélérer et optimiser les traitements des personnes ayant côtoyé l’oiseau.
Une nécropsie peut être pratiquée par votre vétérinaire aviaire, lequel pourra envoyer des prélèvements au laboratoire s’il le juge nécessaire. Cependant, il est préférable que la nécropsie soit confiée à un vétérinaire spécialisé en pathologie (à la Faculté de médecine vétérinaire de St-Hyacinthe). En effet, c’est son travail de faire des nécropsies, il est impartial et il a accès à divers laboratoires et autres spécialistes pour l’assister dans sa tâche.
Votre vétérinaire se chargera du transport (à vos frais) de l’oiseau. Le corps devra être réfrigéré et expédié rapidement (72h suivant le décès). La congélation, nécessaire si un transport rapide est impossible, peut nuire ou empêcher certains tests.
Un frais fixe de nécropsie, incluant les tests complémentaires faits à la Faculté de médecine vétérinaire et l’incinération de groupe, sera chargé à votre vétérinaire. Celui-ci interprétera le rapport de nécropsie et vous transmettra les résultats (les tarifs peuvent varier d’une clinique à l’autre pour ce service). Si des tests effectués dans des laboratoires extérieurs sont recommandés (peu fréquent), votre autorisation sera nécessaire et des frais supplémentaires vous seront chargés. Il est important d’aviser votre vétérinaire si vous désirez que votre oiseau soit incinéré individuellement.
La nécropsie étant un peu comme un travail de détective, il est important de fournir un historique complet de l’oiseau au pathologiste (espèce, sexe, âge, environnement, diète, autres oiseaux ou animaux à la maison, jouets, type de cage, etc.)
En conclusion, la nécropsie est un acte utile et pertinent, qui peut souvent, mais pas chaque fois, identifier la cause d’un décès et qui permet surtout de prévenir qu’un autre oiseau de la maisonnée ou de l’élevage ne soit victime du même problème que l’oiseau décédé. La nécropsie nous permet donc d’être des propriétaires d’oiseaux avertis et permet aux vétérinaires de parfaire leurs connaissances afin d’offrir des soins toujours de meilleure qualité.

Il existe plusieurs façons de présenter l'argile aux perroquets, en voici quelques-unes...
Marc-André Villeneuve, bio-écologiste
L'argile
La bentonite montmorillonite est une argile originaire de la région de Montmorillon, en France. Reconnue pour sa qualité et ses propriétés bénéfiques pour la santé, on en fait plusieurs usages en aviculture.
Il existe plusieurs façons de présenter l'argile aux perroquets, en voici quelques-unes :
Lait d'argile (pour un régime détoxifiant):
En utilisant uniquement des ustensiles et des contenants de bois, de verre, de céramique ou de plastique non poreux
- Déposez l'équivalent d'environ une cuillère à thé d'argile dans un verre.
- Ajoutez 125 ml d'eau et mélangez
- Couvrez et laissez reposer toute la nuit ou jusqu'à ce que l'argile se dépose au fond du verre.
* Le matin suivant, offrez le surnageant (la partie d’eau) comme eau de breuvage à votre perroquet
* Répétez durant 21 jours
On peut se débarrasser de la pâte d'argile qui se retrouve au fond du verre en la versant dans le compost domestique ou à la poubelle (il faut éviter de jeter l'argile dans l'évier ou dans les toilettes à cause de son pouvoir d'expansion qui risquerait de causer des dégâts à la plomberie).
Le lait d'argile peut normalement être offert au perroquet pour une période de 21 jours. On peut répéter ce régime deux fois par année. Un tel régime détoxifiant aide à promouvoir la santé du système digestif en favorisant l'élimination des toxines, en favorisant la croissance des bactéries naturelles de la flore intestinale tout en éliminant les bactéries étrangères et en favorisant la production de muqueuses, pour une protection accrue contre les diverses agressions ou abrasions pouvant être causées au système digestif. Offrir un régime détoxifiant au lait d’argile à un perroquet est aussi idéal avant de lui offrir des pré/probiotiques.
En supplément sur les aliments frais:
Étant donné que l'argile retient facilement une grande quantité d'eau, elle est facile à offrir sur les germinations, les feuillages, les légumes ou les fruits. En effet, l'argile colle bien sur tous les aliments humidifiés ou naturellement riches en eau, assurant ainsi que l'oiseau consomme l'argile qui lui est offerte lorsqu'il consomme ses aliments frais. Saupoudrer l'argile sur les aliments frais aide à éliminer les toxines naturelles (tanins, phénols, etc.) ou artificielles (pesticides, insecticides, engrais, etc.) qu'ils contiennent, tout en offrant à l'oiseau un ajout de minéraux à sa diète.
En fourrageant:
Dans la nature, les perroquets passent le plus clair de leur temps à fourrager pour trouver leur nourriture ou les minéraux dont ils ont besoin. Dans nos maisons, où les aliments sont facilement accessibles en tout temps, ils ont besoin d'occuper leurs journées autrement et parfois, ne trouvant rien d'assez stimulant à leur portée, ils développent des habitudes ou des comportements nuisibles à leur bien-être ou leur santé (destruction ou cris excessifs, mutilation, "patterns"). Offrir au perroquet l'opportunité de fourrager permet d'occuper une grande partie de sa journée et c'est la méthode préconisée pour introduire un nouvel aliment inconnu ou pour augmenter la consommation d'un aliment en particulier.
C'est aussi une excellente façon d'offrir l'argile puisque c'est ainsi qu'il obtiendrait dans la nature… en travaillant.
À volonté:
Il est possible d’offrir à son perroquet de l’argile à volonté en laissant tout simplement à sa portée une petite quantité dans un bol auquel il a toujours accès. L’oiseau peut ainsi en consommer à sa guise selon son besoin. L’argile qui n'est pas consommée doit être remplacée de façon régulière afin d’éviter qu’elle ne se contamine.
En utilisant son imagination, on peut offrir l'argile de multiples façons à condition de se souvenir de quelques règles, en particulier:
- ne jamais mettre l'argile en contact avec des ustensiles ou des contenants en métal (cela réduit son efficacité)
- toujours bien refermer le contenant d'argile après son utilisation, car celle-ci pourrait être contaminée par les bactéries ou les toxines de l'environnement.
- remplacer régulièrement l'argile de son oiseau par de l’argile fraîche afin d'éviter toute contamination.
- ne pas jeter l'argile dans l'évier ou dans les toilettes pour ne pas nuire à la plomberie domestique.
- ne jamais offrir d'argile à un oiseau sous médicamentation sans l'approbation de son vétérinaire aviaire (l'argile adsorbe la plupart des médicaments réduisant ou annulant ainsi leur efficacité).
- lors de vos visites chez le vétérinaire, n'oubliez pas de mentionner que vous offrez de l'argile à votre oiseau dans sa diète. Celui-ci le prendra en considération lors de son évaluation et/ou sa révision de la diète de votre oiseau.